La base de comparaison est certes élevée, dans la mesure où 2008 avait constitué une année record, mais comparativement à 2007, la baisse atteint tout de même 16,9%.

Avec le nouveau recul d’octobre, les exportations affichent leur treizième mois consécutif de diminution. Le taux de contraction n’est toutefois pas aussi prononcé qu’au printemps, avec un pic négatif de 31,9% en juin. Reste que la morosité continue à sévir sur pratiquement tous les marchés et pour tous les produits.

Chute des Etats-Unis

Les deux principaux débouchés à l’exportation affichent ainsi une petite mine. Hong Kong a subi une chute de 23,9% après neuf mois en 2009 à 1,74 milliard de francs, alors que les Etats-Unis plongeaient de 41,8% à 1,17 milliard. Sur le seul mois d’octobre, les reculs atteignent respectivement 18,3% et 38,2%.

Derrière, les marchés français et italien font un peu mieux. Le premier présente une diminution de 12,6% à 799,8 millions de francs (-16% en octobre), tandis que le second recule de 12,4% pour dégager un montant 749 millions (-16% en octobre). L’Allemagne s’inscrit dans la même ligne, alors que le Japon accuse une chute de 34,1%.

Dans son commentaire, la FH signale l’évolution à contre-courant survenue avec Singapour. Les livraisons à destination de la ville-Etat ont ainsi augmenté de 5,6% en octobre pour s’élever à 82,3 millions de francs. Elle écrit encore que le nombre de marchés en hausse s’est accru par rapport aux mois précédents.

La Chine décroche aussi

Mais même la Chine n’est pour l’heure plus une locomotive de croissance. Les exportations vers l’Empire du Milieu, huitième débouché pour la branche, ont décroché d’un quart environ, aussi bien en octobre que sur dix mois.

L’analyse des pièces exportées selon les matières montrent une baisse générale en octobre. Les montres-bracelets en or et plaquées or, qui constitue près de 30% du total, ont vu leur valeur diminuer plus que la moyenne. Les garde-temps en acier ont pour leur part enregistré un recul de 19,4% à 505,4 millions de francs.

Par prix, ce sont les montres-bracelets de moins de 200 francs (prix sortie usine et non de vente) qui subissent la plus forte contraction (-37,2% en octobre). Le segment 200-500 francs s’en sort mieux (-5%), alors que celui des pièces à plus de 500 francs diminuait encore de 23,2%.