La reprise des exportations horlogères s’est poursuivie en juillet, affichant une hausse de 7,6% par rapport au même mois de 2019, à 2,05 milliards de francs. La tendance reste en revanche négative pour les volumes, qui présentent une baisse de 17,5%, soit près de 320 000 pièces de moins qu’il y a deux ans, selon les statistiques mensuelles de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) publiées jeudi matin.

Les montres les plus chères, au-dessus de 3000 francs prix export (environ 6000 francs à la vente finale), affichent encore une fois la plus forte progression en valeur (+13,6%), suivies par le segment 500-3000 francs (+9,1%). Les gammes inférieures enregistrent quant à elle un recul marqué, de -21,1% entre 200 et 500 francs (400 à 1000 francs, prix public), et de -15,1% en dessous de 200 francs (moins de 400 francs, prix public).

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Etats-Unis toujours en tête

En termes de débouchés, les Etats-Unis se placent à nouveau en tête, en hausse de 48,5% sur deux ans, à 284,9 millions de francs. Cette «très forte croissance souligne le redémarrage important de ce marché, ainsi que probablement le rapatriement de certains achats effectués à l’étranger avant la crise», souligne la FH dans son communiqué. La Chine progresse quant à elle de 75%, à 266,3 millions de francs, «pour les mêmes raisons».

Les autres principaux débouchés asiatiques affichent une tendance négative, particulièrement marquée à Hongkong (-24,8%), tandis que l’Europe enregistre une hausse moyenne de 1,8%. Le Royaume-Uni présente la plus forte progression, à 12,4%.