Les exportations de la Suisse ont progressé, pour la cinquième année consécutive, l’an dernier de 3,5% à 208,3 milliards de francs. Elles ont ainsi dépassé le précédent record de 2008.

A l’inverse, les importations ont stagné pour la deuxième année consécutive, ressortant en hausse de 0,4%, à 178,27 milliards de francs, précise mardi l’Administration fédérale des douanes (AFD), citée par l’ATS. La balance commerciale boucle ainsi avec un excédent «historique» de 30 milliards de francs, soit 6,4 milliards de plus qu’en 2013.

En termes réels, soit corrigés de l’inflation, les exportations ont progressé de 1,8%. Considérées de manière désaisonnalisée, soit en comparaison avec le trimestre précédent, les ventes à l’étranger de la Suisse ont affiché une croissance à chaque trimestre à l’exception du second.

Bond de la bijouterie-joaillerie

Dans le détail, toutes les branches ont vu leurs exportations se renforcer ou stagner, à l’exception de l’industrie du papier et des arts graphiques (-6%). La bijouterie et joaillerie a en particulier bondi de 18%.

Les ventes à l’étranger du secteur chimie-pharmacie, qui ont représenté 41% du total helvétique en 2014 et 60% de la croissance, ont progressé de 5%. L’industrie métallurgique s’est quant à elle renforcée de 3%.

Quatre branches, soit l’industrie des textiles, habillement et chaussures, l’industrie des matières plastiques, l’horlogerie et l’industrie des denrées alimentaires, boissons et tabac, ont vu leurs exportations croître d’environ 2%. Dans cette dernière et à l’exception du café (-1,3%), tous les secteurs ont gagné du terrain, à l’instar du fromage (+7%).

Les exportations des instruments de précision (+ 0,2%) et de l’industrie des machines et de l’électronique (+ 0,1%) ont marqué le pas et stagné en 2014. Le secteur des machines a toutefois gagné 2%, alors que celui de l’électronique faisait grise mine (-4%).

Record aux Etats-Unis

Hormis l’Océanie et l’Amérique latine (-2% chacune), les exportations ont progressé vers tous les continents. L’Amérique du Nord s’est montrée la plus dynamique, notamment grâce à l’essor de 11% des Etats-Unis, où les ventes ont atteint un nouveau sommet à 25,9 milliards de francs. L’Europe (120,7 milliards) et l’Asie (45,3 milliards) ont tous deux gagné 3%.

Sur le Vieux Continent, l’Irlande (+40%), le Royaume-Uni (+13%), l’Espagne (+10%) et la Belgique (+8%) ont brillé. La France s’est accrue de 5% et l’Allemagne de 3%. Les Pays-Bas (-4%), l’Italie (-5%) et la Russie (-11%) ont pour leur part fait marche arrière. Dans l’ensemble, les exportations vers l’Union européenne ont gagné 3%.

En Asie, les Emirats arabes unis (+12,1%), l’Arabie Saoudite (+8,7%) et la Chine (+7,5%) ont pesé. A l’inverse, l’Inde et Singapour ont plongé, respectivement de 14 et 11%.

Stagnation des importations

De leur côté, les importations ont évolué pratiquement au même niveau que l’an dernier (-1,7% en termes réels). Dans le détail, les produits énergétiques ont connu une chute de 16,6%, plombés par des effets de prix. Parallèlement, les autres groupes principaux ont connu une évolution timorée.

Les importations de biens de consommation – de loin le groupe le plus important – se sont accrues de 3% à 82,6 milliards de francs. La moitié de la hausse a reposé sur les médicaments. A un moindre niveau, l’horlogerie (+19%), le secteur des jouets, articles de sport et de loisirs (+8%) et le secteur des articles ménagers (+8%) ont eu le vent en poupe.

Les biens d’équipement ont quant à eux cru de 1% à 42,3 milliards de francs. Enfin, les entrées de matières premières et demi-produits ont stagné pratiquement au même niveau que l’année dernière.

Les importations d’Europe ont faibli de 1%, tout comme celles d’Amérique latine (-2%) et d’Afrique (-15%). En revanche, les entrées d’Amérique du Nord et d’Asie ont bondi, respectivement de 11 et 6%.