Le saviez-vous? Les petits fromages «Vache qui rit» ou les chewing-gums Stimorol sont emballés à l'aide de machines montées à Ecublens (VD), chez Sapal. Au fil des ans, la Société Anonyme des Plieuses Automatiques Lausanne, qui a construit ses lettres de noblesses dans l'emballage de chocolats, s'est diversifiée.

«L'année 2006 se présente bien, les commandes sont bonnes», a indiqué mardi, tout sourire, Jacques Ochs, qui ne communique aucun chiffre sur la marche des affaires. Mais les perspectives semblent bel et bien s'éclaircir pour la société, qui a connu une année 2005 difficile en termes de ventes (environ 60 machines).

Ainsi, Sapal sort des cinq années les plus mouvementées de son histoire. En effet, fin 2000, les 240 employés de l'époque brandissent la menace de grève. «Nous avions été rachetés par le groupe SIG et nous craignions que ce dernier rapatrie les connaissances à Schaffhouse», se souvient Michel Nista, président de la commission d'entreprise. C'est aussi à cette période que la direction choisit d'externaliser la fabrication des pièces à une entreprise de la région, à savoir l'atelier Mecapro à Penthalaz.

L'arrivée d'un nouveau propriétaire, le géant Bosch, change une nouvelle fois la donne en 2004. Les effectifs sont revus à la baisse pour atteindre 124 collaborateurs aujourd'hui. «Nous avons intégré la division Confectionary & Chocolate depuis le début de l'année, ce qui nous a permis de bénéficier de la technologie développée par Bosch dans les mouvements continus pour l'emballage des bonbons», poursuit Jacques Ochs.

De quoi permettre à Sapal, qui détient une part de marché mondiale d'environ 20% dans son secteur phare (les chocolats), de rivaliser avec la concurrence allemande et italienne sans songer à délocaliser: «80% des ventes que nous faisons, nous les gagnons grâce à la technologie et non grâce au prix», détaille le directeur, qui indique que l'Europe de l'Est est particulièrement porteur en ce moment.

Si, pour son centenaire, Sapal redresse enfin la tête, sa halle de 23000 m2 reste néanmoins fortement sous exploitée, seul le montage des machines étant réalisé sur place. «Nous avons des projets, mais nous ne pouvons en dire plus pour le moment», glisse Jacques Ochs.