Ce sera donc 999 dollars, et non pas 800 comme certaines rumeurs le prédisaient. Mardi soir, Apple a dévoilé une mise à jour complète de sa gamme d'ordinateurs portables. Au menu: un nouveau cadre en aluminium, un nouveau clavier, une nouvelle puce et un pavé tactile innovant. Pour la première fois, un MacBook coûtera moins de 1000 dollars - le modèle précédent d'entrée de gamme coûtait 1099 dollars.

Entre 299 et 800 dollars

Apple fait un effort sur le prix, mais ne suit pas HP, Dell, Samsung ou encore Acer. Tous ses concurrents ont lancé ces dernières semaines des «netbooks», des ordinateurs portables de taille réduite, ultralégers mais dotés de fonctionnalités limitées, dont les prix s'échelonnent entre 299 et 800 dollars.

La vague de «netbooks» est impressionnante. Initiée par le taïwanais Asus il y a un an, amplifiée par HP et Dell, elle a même poussé Samsung à fabriquer désormais des ordinateurs. Ces portables se vendent très bien. Un analyste affirmait récemment que sur les dix ordinateurs les mieux vendus via Amazon.com, neuf étaient des «netbooks». Selon la société américaine ABI Research, il se vendra 10 millions de netbooks en 2008, et environ 200 millions en 2013. Soit autant que les ordinateurs portables classiques.

Soutenu par la vente des «netbooks», le marché des ordinateurs se porte actuellement très bien. Au second trimestre 2008, HP a vendu 19% de plus de machines qu'en 2007, et Dell, qui commence à combler son retard sur son concurrent, a fait 21% de mieux. Mais ces chiffres ne vont pas durer. Mi-septembre, Dell notait déjà une baisse sensible de la demande, notamment de la part des entreprises. Bon marché, souvent utilisés comme deuxième, voire troisième ordinateur, les «netbooks» pourraient permettre d'amortir cette baisse.

Excellents chiffres pour la marque à la pomme

Interrogé hier sur le phénomène de ces mini-ordinateurs, Steve Jobs, directeur d'Apple, a simplement dit: «Nous verrons comment cela évolue.» Aujourd'hui, les machines d'Apple se vendent tellement bien qu'il n'y a aucun intérêt à casser les prix. Au second trimestre 2008, les ventes aux Etats-Unis de la marque à la pomme ont explosé de 38%. Selon la société de recherche NPD DisplaySearch, Apple s'est emparé de 10,6% du marché des portables pour particuliers entre avril et juin 2008, contre 6,6% un an auparavant. Les Suisses, friands des ordinateurs d'Apple, ont certainement eux aussi poussé ses ventes vers des sommets.

Si Apple a le sourire, Microsoft, dont les ventes de Windows Vista sont mauvaises, redresse un peu la tête. Un responsable d'Asus affirmait récemment qu'il vendait désormais davantage de «netbooks» équipés de Windows XP que de Linux. La puissance croissante des «netbooks» profite à coup sûr à Microsoft.