Pour un épargnant, il s’agit moins de savoir «Comment vais-je gagner de l’argent?», mais «Comment puis-je ne pas en perdre?», prévient d’emblée Catherine Reichlin. Dans un contexte de taux d’intérêt négatifs dont personne ne voit encore la fin, l’approche a changé: «Pendant longtemps, ne pas prendre de risque signifiait garder du cash et compter sur un rendement minimum de zéro. Désormais, ce rendement peut atteindre -0,75%», souligne la responsable de la recherche financière de la banque Mirabaud.

Si les banques n’imposent pas (encore) de taux négatifs à leurs petits clients, les commissions ou autres frais ne cessent d’augmenter. «Eviter les taux négatifs sera toujours plus difficile, avertit de son côté Thomas Stucki, responsable des investissements à la Banque cantonale de Saint-Gall. Pour les petits investisseurs, il est toujours possible de partager son épargne entre plusieurs banques, mais ce n’est pas soutenable à long terme. Les clients qui ne disposent que d’un seul compte dans une seule banque devront payer toujours davantage de frais, ce qui correspond à des taux négatifs élevés.»