La Banque nationale suisse (BNS) paie en quelque sorte la rançon de son succès. Sa réputation, meilleure que celle de la plupart des banques centrales lorsqu’il s’agit de contrôler l’inflation, lui joue aujourd’hui des tours. Elle pose problème alors que le renchérissement est très bas, que les taux d’intérêt sont négatifs et que sa marge de manœuvre est ainsi limitée, affirment les économistes de l’Observatoire de la BNS, dans un rapport publié mercredi. Ils lui donnent donc plusieurs recommandations pour changer «la stratégie actuelle [qui] ne lui permet pas de sortir de cette impasse monétaire».