Les négociations salariales 2023 étaient exceptionnelles pour plusieurs raisons. L’inflation n’a jamais été aussi élevée (2,8% en 2022) depuis près de trente ans. De plus, nombre de secteurs font état d’une pénurie aiguë de main-d’œuvre, alors que le taux de chômage est au plus bas. Les syndicats étaient donc en position de force au moment d’ouvrir les négociations salariales, exigeant en moyenne des hausses nominales comprises entre 3 et 5%.