Il y eut d’abord l’Italie. Puis la France. Et depuis ce lundi, les Etats-Unis. Tour à tour, ces trois pays viennent de sanctionner Apple pour avoir dégradé la performance de certains iPhone après une mise à jour logicielle. La lutte contre l’obsolescence programmée s’intensifie ainsi au niveau mondial. Mais pas en Suisse: malgré plusieurs tentatives de régulation au niveau du parlement, dégrader volontairement la qualité de ses produits n’est pas considéré, dans notre pays, comme un délit.

L’affaire éclate en 2017. Des ingénieurs externes remarquent qu’une mise à jour logicielle dégrade les performances de certains iPhone, qui deviennent plus lents. Acculée, Apple admet cette pratique fin 2017, présente ses excuses et baisse sensiblement le prix des batteries de remplacement. Ce n’est pas la fin de l’histoire, car les autorités s’en mêlent. En octobre 2018, l’autorité italienne de la concurrence inflige une amende de 10 millions d’euros (10,6 millions de francs) au groupe américain, reconnu coupable d’obsolescence programmée.