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Face à UBS, des autorités françaises confiantes

Au Ministère des finances, les familiers des questions fiscales estiment que la décision d’UBS AG et d’UBS France d’interjeter appel après leur condamnation du 20 février n’est pas de nature à changer la donne

Le centre des impôts de Pantin, dans la banlieue de Paris, ne ressemble guère aux bureaux feutrés d’UBS. Le bâtiment de briques rouges, d’une dizaine d’étages, est au contraire typique de cette périphérie «rouge», longtemps aux mains du Parti communiste, qui enserre la capitale française. C’est pourtant là que, dans les mois à venir, la task force chargée de suivre le procès UBS au sein de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) va continuer de se réunir.

Condamnées respectivement à 3,7 milliards d’euros et 10 millions d’amende, et à 800 millions d’euros de dommages et intérêts à payer à l’Etat français (solidairement avec leurs cinq ex-cadres reconnus coupables et condamnés) pour «blanchiment de fraude fiscale», «démarchage bancaire illégal en France» et «complicité» de ces deux délits, UBS AG et UBS France ont interjeté appel du jugement prononcé le 20 février par le Tribunal correctionnel de Paris. Dans la foulée, leurs avocats ont martelé que cet appel «fait repartir la procédure de zéro», et qu’un second procès leur permettra de démontrer «l’absence béante de preuves» bafouée, selon eux, par la présidente de la 32e chambre, Christine Mée.