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Le quartier de l'innovation de l'EPFL.
© MANUEL LOPEZ

Innovation

Face à Zurich et sa position renforcée par Google, l'EPFL affirme ne pas être jalouse

Google inaugure mardi de nouveaux locaux à Zurich pouvant acueillir 5000 employés. La région lémanique ne possède pas un «aimant» tel Google, mais l'EPFL affirme posséder d'autres atouts

La région lémanique ne possède pas, dans le secteur des nouvelles technologies, un géant tel Google comptant plus de 2000 employés. Mais pour Marc Gruber, vice-président pour l'innovation à l'EPFL depuis le premier janvier 2017, ce n'est pas un souci.

«Il y a différentes façons de créer un écosystème à succès, explique-t-il. Avoir un «géant» comme Google est une façon de faire. Du côté de l’EPFL, nous pouvons compter sur la présence de près de 150 sociétés sur le site de l’EPFL Innovation Park, ce qui inclut une bonne centaine de start-ups issues de nos laboratoires». Et Marc Gruber cite aussi la présence d'une vingtaine de grands noms comme Intel, Cisco, Logitech, Nestlé. Selon le responsable, «la masse critique d’acteurs contribuant à l’innovation est donc bel et bien là.»

Pour Marc Gruber, la cohabitation entre ces multinationales et les jeunes sociétés est fructueuse. «L'Innovation Park abrite plus de 100 start-ups prometteuses et de plus de 20 grandes entreprises qui ont ouvert une cellule d’innovation ou de recherche et développement. Et en matière d’entrepreneuriat, 2016 est une année record avec 20 nouvelles start-ups créées et des levées de fonds d’un montant total de près de 400 millions de francs.».

Lire notre interview du président de l'EPFZ: «La présence de Google à Zurich crée une spirale positive»

«Profitons de Zurich»

Directeur de Venturelab, organisme de soutien des start-ups, Jordi Montserrat partage cette opinion: «Opposer Zurich et la Suisse romande n'a pas de sens, il ne faut surtout pas raisonner ainsi. N'oublions jamais que le développement de Google est profitable à l'ensemble du pays: la Suisse, ses universités et ses centres de recherche gagnent en notoriété via ces extensions».

Pour Jordi Montserrat, la Suisse romande possède de toute façon des atouts. «Il s'y crée de nombreuses start-ups, et les segments de l'informatique bancaire, des sciences de la vie, de la santé connectée ou des drones sont en plein développement. Et il ne faut pas oublier que posséder un acteur très fort dans un domaine peut aussi contribuer à assécher les ressources, en main d’œuvre hautement qualifiée (par exemple en réalité virtuelle et réalité augmentée), à disposition des autres sociétés... Bref, ne jalousons pas Zurich et profitons aussi de son développement».

Demeurer attractifs

Le directeur de Venturelab n'est pas insensible au développement d'autres centres high-tech en Europe, dont celui de Londres, où Google, Facebook ou encore l'éditeur de Snapchat ont récemment annoncé une extension de leurs activités.

«Il faut absolument maintenir des conditions cadre attractives en Suisse tant pour les multinationales que les start-ups. Je ne suis de loin pas opposé à de la régulation, mais ces trois dernières années, de nouvelles lois ou des initiatives ont créé un grand sentiment d'incertitude». 

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