Facebook est l'un des rares grands groupes à être sorti quasiment indemne de ce premier trimestre placé sous le signe du coronavirus. Avec les yeux tournés vers les «opportunités» durant cette période, nombreuses pour les géants des technologies, l'entreprise cherche à faire face à la baisse annoncée des recettes publicitaires. 

«Il y a beaucoup de choses à construire pendant des périodes comme celle-ci, donc plutôt que de freiner à fond, comme beaucoup d'entreprises pourraient le faire, c'est important de continuer à investir dans les nouveaux besoins», a déclaré Mark Zuckerberg, le patron du réseau social, lors de la conférence téléphonique sur les résultats du trimestre écoulé. «C'est une question d'opportunité et de responsabilité.»

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De janvier à mars, Facebook a réalisé 16,30 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 18% sur un an, pour près de 4,6 milliards de bénéfice net, alors que rois milliards de personnes utilisent désormais au moins une fois par mois l'une des quatre plateformes du groupe (Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger). Ces chiffres ont évidemment rassuré les investisseurs: le titre du géant des réseaux sociaux prenait quasiment 10% après la clôture de la Bourse de New York mercredi.

Messenger Rooms pour contrer Zoom

«Evidemment, j'aurais souhaité (passer ce cap) dans des circonstances différentes et je ne m'attends pas à ce que ce pic d'usage perdure», a reconnu Mark Zuckerberg. «Mais je crois qu'on assiste à une accélération de tendances pré-existantes, comme les communications privées en ligne.»

De fait, le leader du marché a déjà commencé à prendre en compte l'évolution des usages, comme l'explosion des appels vidéo (ils ont doublé sur WhatsApp et Messenger) ou les diffusions en direct (qui ont aussi doublé sur Facebook et Instagram... en une semaine). Et alors que les annonces de licenciements massifs se succèdent partout dans le monde, la société californienne va recruter 10 000 personnes.

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Mais le réseau social américain ne s'arrête pas là. Pour faire face à Zoom, le logiciel de visioconférence star du «Grand confinement», Facebook a lancé la semaine dernière un nouveau service, Messenger Rooms, qui permet de créer des «pièces» virtuelles pour «faire un saut» chez ses amis - un outil prometteur à l'ère des apéros en ligne.