Sean Parker est inconnu du grand public. Or, il fut le premier président de Facebook, qui l'a rendu milliardaire. Il y a quelques jours, cet entrepreneur, qui a, entre autres, fondé Napster, a tenu des propos glaçants lors d'une conférence organisée par Axios. Selon lui, Facebook «exploite une vulnérabilité humaine». Le réseau social a été conçu à partir de cette question: «Comment absorber le plus possible de votre temps et de votre attention consciente?»

Fort de deux milliards d'utilisateurs, le réseau social a réussi. Car «nous avons besoin de vous donner en quelque sorte une dose de dopamine une fois de temps en temps, parce que quelqu'un a aimé ou commenté une photo ou une publication ou autre chose. Et cela va vous pousser à mettre plus de contenu, et ça entraînera... plus de likes et de commentaires. C'est un cercle vicieux d'impressions de validation sociale», a lancé Sean Parker.

Ces mots sont un écho direct à une extraordinaire enquête publiée récemment par le Guardian. Le journal britannique a rencontré plusieurs anciens employés de Google et de Facebook qui expliquent comment ils ont créé des machines addictives, destinées à prendre un maximum de temps à leurs utilisateurs. Il vaut la peine de lire cet article.