«The future is private», martelait Mark Zuckerberg au printemps. Lors de sa conférence F8, le fondateur et directeur de Facebook n’avait pas cessé de répéter que son groupe prenait désormais toutes les mesures pour respecter la vie privée de son 1,62 milliard d’utilisateurs réguliers. Mais en l’espace de quelques heures, trois nouvelles ont montré combien le réseau social fait peu de cas des régulateurs, de ses concurrents et de ses utilisateurs.

Les régulateurs, d’abord. Mercredi, la charge est venue de San Francisco, à tout juste 49 kilomètres de son siège de Menlo Park. En un an et demi, Xavier Becerra, le procureur de Californie a émis sept requêtes pour obtenir des documents et réponses de Facebook, concernant notamment les données envoyées aux applications tierces. Mais, face à une réponse «largement inappropriée» de l’entreprise, qui n’a «ni fourni ni même cherché» les e-mails de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg – la directrice opérationnelle –, le procureur a décidé de «demander au tribunal de forcer Facebook à répondre de façon adéquate à [ses] injonctions».