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Sheryl Sandberg et Jack Dorsey prêtant serment devant le congrès. /Drew Angerer /Getty Images
© DREW ANGERER

Ingérences électorales

Facebook et Twitter devant le Sénat américain

De nombreux élus ne se sont toutefois pas montrés convaincus par leurs initiatives. Quant à Donald Trump, il a accusé les réseaux sociaux d'interférer dans la campagne des élections de mi-mandat au congrès afin de favoriser une victoire démocrate

Accusés de partialité, les dirigeants de Facebook et Twitter ont défendu mercredi leurs initiatives pour limiter les risques de nouvelles ingérences électorales lors d'auditions devant le congrès américain. La directrice générale adjointe de Facebook, Sheryl Sandberg, et le directeur général de Twitter, Jack Dorsey, ont reconnu devant la commission du renseignement du Sénat que leurs sociétés avaient réagi trop lentement aux ingérences russes dans la campagne électorale de 2016. Ils ont toutefois assuré faire beaucoup mieux aujourd'hui.

«Nous avons supprimé des centaines de pages et de comptes impliqués dans un comportement trompeur coordonné, ce qui signifie qu'ils ont induit les autres en erreur sur leur identité et sur ce qu'ils faisaient», a déclaré Sheryl Sandberg. «Lorsque de mauvais acteurs essaient d'utiliser notre site, nous les bloquons», a-t-elle assuré.

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Jack Dorsey a déclaré devant la même commission que Twitter avait considérablement renforcé la surveillance des opérations de manipulation sur sa plate-forme. Comme preuve, il a mentionné le signalement aux autorités le mois dernier de comptes soupçonnés d'être basés en Iran. Il a ajouté que 770 comptes avaient été supprimés pour avoir violé les règles de conduite de Twitter.

Donald Trump les appellent les «super libéraux»

Les explications des dirigeants des réseaux sociaux n'ont pas semblé convaincre les élus. «Malheureusement, rien n'a été fait pour résoudre ce que j'avais décrit en novembre (2017) comme une «vulnérabilité en matière de sécurité nationale» et un «risque inacceptable»», a déclaré le président de la commission sénatoriale, le républicain Richard Burr. «Ce problème ne va de toute évidence pas disparaître. Je ne suis même pas sûr que l'on aille dans la bonne direction», a-t-il insisté.

Lire aussi: Les réseaux sociaux déclarent la guerre aux trolls

Jack Dorsey a ensuite été de nouveau interrogé pendant plusieurs heures, seul cette fois, par une commission de la chambre des représentants, en particulier sur les accusations de partialité venues du camp républicain. «Censurez-vous les voix conservatrices?», lui a demandé le représentant démocrate (Pennsylvanie) Mike Doyle. «Non», a répondu le fondateur de Twitter.

Comme d'autres élus démocrates, Mike Doyle a profité de cette audition pour balayer ces accusations, les qualifiant même «de ramassis de conneries». Plusieurs ont aussi souligné «l'hypocrisie» de ces accusations alors que le président américain Donald Trump utilise lui-même abondamment Twitter pour s'exprimer.

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Avant le début de l'audience au Sénat, Donald Trump était monté au créneau. Il avait accusé les réseaux sociaux d'interférer eux-mêmes dans la campagne des élections de mi-mandat au congrès, le 6 novembre, dans le but, selon lui, de favoriser une victoire démocrate. Les républicains sont, pour le moment, majoritaires dans les deux chambres. Le président américain n'a pas étayé ses accusations autrement qu'en qualifiant Facebook et Twitter de «super libéraux» - au sens politique du terme.

Le département de la justice a annoncé mercredi qu'il se réunira avec les procureurs le 25 septembre prochain pour discuter de leurs inquiétudes à propos des géants de l'Internet, qui «étouffent intentionnellement les échanges d'idées».

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