Innovation

Comment Facebook veut sauver la libra

Confronté au retrait de plusieurs membres importants, le projet de cryptomonnaie s’est structuré davantage lundi à Genève, en élisant un comité qui comprend notamment une ancienne procureure américaine spécialisée dans les actifs numériques

Les enjeux étaient élevés pour la première assemblée générale de l’association Libra, organisée ce lundi à Genève. Après le retrait de plusieurs membres fondateurs (PayPal, Visa, Mastercard ou eBay), la structure qui chapeautera la future cryptomonnaie imaginée par Facebook devait arrêter l’hémorragie et relancer la dynamique. Un comité de cinq personnes a été élu lundi, qui comprend David Marcus et une ancienne procureure américaine spécialisée dans les cryptomonnaies. Des critères vont être définis pour sélectionner les futurs membres.

Forte pression

Le projet Libra a été sous forte pression ces dernières semaines. Outre des craintes sur la protection des données, les critiques ont concerné les risques de blanchiment, et surtout la perspective que la libra concurrence un jour les banques centrales et déstabilise l’économie globale. Pendant l’été, des élus américains avaient exigé un moratoire sur la libra, tandis que la France a récemment annoncé qu’elle empêcherait la future cryptomonnaie d’être disponible sur son territoire. En réponse, Facebook avait surtout mis en avant son rôle limité dans le projet.