Un distributeur automatique de bitcoins est maintenant installé au siège principal du groupe de conseil EY, à Zurich, pour changer des francs en bitcoins et inversement. L’automate pourra être utilisé aussi bien par les collaborateurs que par le public, par exemple à la cantine de l’établissement. L’opérateur est la société neuchâteloise Bity SA.

EY Suisse, numéro deux suisse des groupes d’audit avec 2627 collaborateurs, se numérise en même que ses clients. «Nous voulons que nos employés vivent la transformation numérique pour être à même d’aider les clients au cours de la révolution industrielle 4.0», explique Marcel Stalder, directeur général, lors d’une conférence de presse vendredi à Zurich. «L’important est d’être pionnier et de comprendre la transformation de l’intérieur», fait valoir le directeur.

Optimisme sur la numérisation des PME

Les employés du groupe disposent d’un portefeuille numérique sécurisé – à travers l’application EY Wallet, pour payer des produits et services en bitcoins – qui sera téléchargé sur leur smartphone professionnel.

A partir de janvier 2017, les clients pourront, s’ils le désirent, payer leurs prestations d’audit et de conseil en bitcoins. «Je suis très positif dans la capacité des entreprises suisses à gérer la transformation. Les PME de notre pays sont très agiles», explique Andreas Bodenmann, responsable de la numérisation.

Les premiers projets de clients dans le développement numérique sont en cours. C’est un changement d’écosystème, selon EY. Le modèle d’affaires n’est plus centré sur un produit, mais sur les besoins du client. Il s’agit de répondre par exemple à un besoin de mobilité, en intégrant tous les services possibles, du permis de conduire à l’assurance, plutôt que de vendre un produit, comme une voiture.

EY ne développe pas seul les capacités permettant de répondre à la numérisation. L’auditeur a par exemple signé cette semaine un accord de coopération avec Microsoft. Dans la numérisation des services financiers, il coopère aussi avec les écoles polytechniques et l’Université de Saint-Gall.

Le groupe de conseil dispose d’un laboratoire, l’EY Garage Lab, où il développe des produits basés sur des contrats intelligents en collaboration avec les clients. Le bitcoin n’est qu’un mode de paiement, mais la transformation est beaucoup plus complète. Elle part de la stratégie et intègre les services informatiques, les fonctions de contrôle, le marketing et la culture d’entreprise, selon EY Suisse.


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