Sixième en 2020, cinquième les deux années précédentes, huitième en 2017 et septième en 2016, année du premier classement de la compétitivité numérique. Etabli par l’Institute for Management Development (IMD) de Lausanne, ce classement indique que la Suisse demeure dans le peloton de tête des pays sachant au mieux utiliser la technologie. Mais le palmarès 2020, dévoilé jeudi, est surtout l’occasion de pointer les faiblesses de la Suisse numérique, révélées notamment par la pandémie.

Au niveau mondial, sur 65 pays analysés par l’IMD, les cinq premiers sont dans l’ordre les Etats-Unis, devant Singapour, le Danemark, la Suède, Hongkong et donc la Suisse. Pour parvenir à ce classement, l’IMD analyse tant l’accès au capital pour les start-up, l’utilisation des nouvelles technologies par la population, les publications scientifiques que l’attitude du secteur public par rapport au numérique. «Ce type de classement doit mettre en avant les forces et faiblesses des pays, afin notamment d’améliorer le niveau de vie des citoyens», a résumé Mariana Mazzucato, professeure en économie de l’innovation à l’University College London (UCL) et invitée par l’IMD à commenter le rapport.