La situation de l’économie suisse est comparable à une casserole de lait sur le feu: elle chauffe et pourrait d’un seul coup déborder. Les statistiques publiées mardi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) confirment la nette péjoration de la conjoncture helvétique l’an dernier. Le produit intérieur brut (PIB) n’a progressé que de 0,9%, contre 2,8% en 2018, en raison des incertitudes liées au Brexit, à la guerre commerciale et au franc fort.

Auxquelles s’ajoutent désormais celles liées au coronavirus: l’OCDE avertissait la veille d’une possible récession mondiale au premier trimestre à cause de l’épidémie. En Suisse, le PIB devrait progresser de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année avant de stagner au deuxième trimestre, prévenait l’institut BAK mardi. Dans ce contexte, le conseiller fédéral chargé de l’Economie, Guy Parmelin, prévoit un sommet consacré à la menace jeudi, qui réunira les associations patronales, les syndicats ainsi que des organisations sectorielles.