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Faut-il offrir une tablette à son enfant? Voici de quoi y réfléchir

Plusieurs modèles, coûtant chacun une centaine de francs, sont sur le marché. Ils offrent plusieurs avantages par rapport aux tablettes traditionnelles

Quelle tablette offrir à son enfant? Cette question, de nombreux parents se la posent pour de nombreuses raisons: l’envie que sa progéniture soit confrontée tôt à l’informatique, le désir qu’elle joue parfois seule ou plus prosaïquement l’envie de passer quelques minutes de calme au restaurant. Si la plupart des enfants arrivent à attraper, de temps à autre, le smartphone de leur parent dès l’âge de 2 ans, faut-il même franchir le pas et leur offrir une tablette rien que pour eux? Nous avons voulu chercher des éléments de réponse en testant deux modèles prêtés par le magasin Fnac de Lausanne, la tablette Storio Max 7'' de Vtech (162,90 francs) et la tablette LeapPad 3x de Leapfrog (122,90 francs).

Ces modèles possèdent plusieurs avantages par rapport aux tablettes «pour adultes» que sont l’iPad ou ses concurrents tournant sous Android: elles sont moins chères, nettement plus résistantes aux chocs et possèdent par défaut plusieurs systèmes pour contrôler le contenu auquel l’enfant a accès. Elles offrent en contrepartie moins de fonctions – n’espérez guère naviguer facilement et librement sur le Web, par exemple, et la qualité des écrans n’a rien à voir avec celle des tablettes «pour grands». Mais comme votre enfant n’aura aucune envie de partager sa tablette avec vous – et vice versa –, il peut être judicieux de lui en offrir une à condition d’encadrer strictement les heures ou minutes pendant lesquelles il l’utilise.

Avec un adulte

Les deux tablettes sont recommandées pour des enfants ayant au minimum 3 ans. Mais même à cet âge-là, il faudra l’aide d’un adulte pour démarrer l’appareil et savoir le prendre en main. L’utilisation n’est pas si intuitive que cela et il faut être à côté de l’enfant pour qu’il ne s’énerve pas, surtout lors des phases initiales de paramétrage. Ces tablettes sont plutôt destinées à des enfants entre 3,5 et 7 ans, à notre sens.

On apprécie la robustesse des tablettes et leur poids raisonnable: 550 grammes pour le modèle de Vtech, 370 grammes pour celui de Leapfrog. L’écran du premier modèle (17,5 cm de diagonale) est de grande taille, celui de Leapfrog (12,5 cm) est plus petit mais la tablette tient mieux en main et est plus facilement transportable. Les deux appareils sont livrés avec un stylet – leur écran est tactile.

Payer pour du contenu

Les deux modèles sont livrés avec certaines applications gratuites: deux jeux par exemple pour le modèle de Vtech, plus deux à télécharger gratuitement – pour les autres, il faudra payer, ce qui est dommage. On apprécie l’application de coloriage et celle pour identifier des animaux sauvages. La tablette de Leapfrog propose par exemple une application pour créer son propre dessin animé. Le contenu présent sur les tablettes n’est pas forcément consistant et les fabricants ont tout fait pour que l’adulte visite le magasin d’applications – comme sur une tablette pour adulte… –, ce qui va forcément renchérir au final le prix de l’appareil.

Hors connexion, on apprécie le côté ludique de l’appareil photo, celui de la tablette de Vtech pouvant être incliné dans plusieurs directions – les clichés peuvent ensuite être retouchés avec des effets (les enfants seront ainsi prêts pour Snapchat…) et même affichés sur un téléviseur. Le logiciel de dessin de la tablette de Leapfrog est très bien conçu, tout comme l’enregistreur de son.

Connexion à Internet

Les deux appareils peuvent se connecter à Internet en wi-fi. Le navigateur web de la tablette de Vtech est relativement ouvert: il offre un système de filtrage et permet aux parents de gérer l’accès à certains types de contenus. Il supporte le visionnage de vidéos de YouTube. La machine de Leapfrog propose une sorte de portail internet, appelé LeapSearch, qui offre moins de liberté que le navigateur de Vtech – mais aussi plus de sécurité. Les fabricants ont aussi conçu des extras, comme la possibilité de dialoguer entre une tablette et une application dédiée à installer sur le smartphone de l’adulte.

En conclusion, ces appareils sont complets, relativement simples à utiliser pour un enfant dès 3,5 ans et accompagné d’un adulte. On apprécie l’éventail des possibilités mais l’on regrette le fait qu’il faille souvent payer plusieurs francs pour accéder à des applications et jeux supplémentaires.

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