Inédit: la Banque centrale européenne (BCE) est sortie de son mandat défini par l’article 127 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ex-Traité de Maastricht), à savoir maintenir la stabilité des prix, pour s’ériger en chef d’orchestre fiscal. Par la voie de son chef économiste, Philip Lane, l’institution de Francfort a fait savoir que «les gouvernements devraient soutenir les revenus et la consommation des ménages et des entreprises qui souffrent le plus [de la crise énergétique et de l’inflation, ndlr] […] Une partie de ce soutien doit être financée par des hausses d’impôts pour les mieux nantis. Cela pourrait prendre la forme d’une hausse des impôts sur les hauts revenus ou sur les industries et les entreprises qui sont très rentables malgré le choc énergétique.»