Certes, «les points de vue divergent sur la quantité de resserrements encore nécessaires», ont indiqué les minutes de la réunion du 13 décembre publiées mardi par la Réserve fédérale (Fed). Mais en l'état des informations disponibles sur les perspectives économiques, le nombre des relèvements de taux à attendre «n'est vraisemblablement pas très élevé», concluent les membres du comité de politique monétaire.

Lors de cette dernière réunion, l'institution avait une nouvelle fois, la treizième d'affilée, relevé de 0,25% à 4,25% son principal taux directeur en précisant que «d'autres mesures de fermeté monétaire seraient vraisemblablement nécessaires» mais à un rythme «mesuré». Elle avait également arrêté de qualifier «d'accommodante» sa politique monétaire.

Le document dévoilé mardi souligne à cet égard qu'elle juge le niveau des taux «dorénavant proche d'une fourchette compatible avec une croissance en ligne avec son potentiel». Par ailleurs, les perspectives en matière d'inflation apparaissent bénignes aux grands argentiers. Les indices de prix pourraient «progresser au premier semestre» sous l'effet du renchérissement du pétrole, mais ils «reculeraient ensuite au fur et à mesure que ses effets se dissipent», relèvent les minutes.

Cette publication a été saluée par un recul du dollar en dessous du seuil des 1,20 pour un euro sur le marché des changes et par une nette remontée des Bourses américaines.