La pression sur Huawei s’intensifie. Le groupe télécoms chinois est sous un feu toujours plus nourri de la part des Etats-Unis, qui ne cessent d’alerter sur les risques supposés à travailler avec le groupe chinois. Et cette bataille concerne de très près la Suisse. D’abord parce que Huawei s’occupe du réseau de téléphonie mobile de Sunrise et d’une partie du réseau fixe de Swisscom. Mais aussi parce que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, en visite début juin en Suisse, vient de lancer un avertissement clair, via une interview dans la NZZ: «La population suisse doit également comprendre les risques. Les Suisses attachent une grande importance à la protection de leur vie privée, et ce depuis longtemps. Mais si vous utilisez la technologie chinoise, vous transmettez vos informations au Parti communiste chinois. Il n’y a pas de sphère privée là-bas.»

Le vice-président de Huawei en Suisse, Felix Kamer, rencontré cette semaine à Lausanne, réagit face à ces nouvelles accusations.