Qui aurait pensé que le cerveau des femmes* était le talon d’Achille qui les empêche de s’épanouir professionnellement? Et pourtant, c’est une des implications d’une étude parue en 2017 menée par des chercheurs de l’Université de Zurich. Ils ont en effet montré que les circuits de la récompense du cerveau réagissent à des stimulus différents chez les hommes et chez les femmes. Chez ces dernières, ils sont activés par les comportements prosociaux (de souci de l’autre et sans attente de contrepartie), alors que chez les hommes, ce sont les comportements égoïstes qui les activent.

Je précise d’emblée que, selon les experts, cette différence de câblage n’est pas innée, mais le résultat de l’éducation. Les hommes ne sont donc pas inexorablement condamnés à valoriser les comportements égoïstes. Amener les hommes à apprécier les comportements prosociaux n’est ainsi pas hors de portée, mais comme cette évolution prendra vraisemblablement beaucoup de temps, il faut chercher des leviers d’action plus immédiats.