Imposition

Pour la FER, la révision de la fiscalité des entreprises est la «réforme à ne pas rater»

La Fédération des entreprises romandes (FER) a lancé un message d’unité des milieux économiques mardi lors de son assemblée générale

«RIE III, c’est la réforme que Genève ne veut pas manquer.» Ivan Slatkine, président de la Fédération des entreprises romandes Genève (FER), a mis l’accent sur la réforme de la fiscalité des entreprises lors de l’assemblée générale de l’organisation patronale qui a réuni quelque 300 personnes.

Devant un parterre de patrons de PME, politiciens ou représentants des syndicaux, celui qui va fêter ses douze mois à la FER a tenu à lancer un message d’unité devant l’échéance que représente RIE III et son taux d’imposition unique à 13% – soutenu par le Conseil d’État. «Cette réforme doit profiter à toute l’économie. Tant aux PME, comme aux multinationales ou aux microentreprises. C’est en garantissant la prospérité du canton que nous pourrons conserver un état social fort.»

Une pression internationale

Ivan Slatkine a aussi rappelé que la réforme a avant tout pour but de satisfaire les exigences de la communauté internationale qui a mis la Suisse sous pression sur la question de ses statuts fiscaux. La révision de l’imposition des entreprises doit permettre de maintenir les 66 000 emplois générés par les entreprises au bénéfice de ses forfaits, espère-t-il. François Longchamp a, lui, salué un «discours enthousiasmant qui tranche avec le murmure ambiant sur la manière dont Genève gère le dossier de la réforme de la fiscalité.» Le président du Conseil d’État a aussi rappelé qu’un tiers des recettes fiscales fédérales sont générées autour de l’arc lémanique.

De son côté, Blaise Matthey, directeur général de la FER, a raillé «l’Utopia conservatrice» de ceux qui rêvent d’une Suisse vivant en autarcie. Le directeur général de la FER est longuement revenu sur l’importance des accords bilatéraux avec l’Union européenne en rappelant les enjeux commerciaux: L’UE représente 55% des exportations suisses et 73% des importations. Mais, pour Bruxelles, la Suisse ne pèse que 7% de ses échanges économiques. «Il faut sortir du monde des illusions. Si l’Union peut se passer de la Suisse, le contraire n’est pas possible», a conclu le directeur de la FER. Selon une récente étude d’economiesuisse, sans les accords bilatéraux, chaque Suisse gagnerait 4400 francs de moins par an.

Améliorer les mesures d’accompagnement

Tant le président que le directeur de la FER ont souligné vouloir maintenir l’organisation aux 27 000 affiliés comme une force de proposition au-delà d’une force de consultation. Dans cet état d’esprit, Blaise Matthey a déploré le blocage des discussions sur le renforcement des mesures d’accompagnement, particulièrement en Suisse alémanique.

La FER s’est dite prête à procéder à des améliorations concrètes, requises tant par les employeurs que par les employés. Par exemple en réduisant le taux d’employeurs requis pour adopter une convention collective de travail. Pas question en revanche de faire davantage de concession en ce qui concerne les sanctions. «Pour sortir de l’ornière de la gestion de la migration, un certain consensus national est indispensable», a conclu Blaise Matthey.

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