Philippe Gerber, dentiste, deux filles de 4 ans.Philippe Gerber et sa femme sont tous deux Suisses, francophones et médecins dentistes. Ils n'ont pas de projet de carrière internationale et pourtant, ils ont mis leurs deux filles, deux jumelles âgées de 4 ans, à l'International School of Lausanne, école qui offre un cursus en anglais et prépare au baccalauréat international.

Le lien de la famille avec le monde anglo-saxon est un lien de cœur: «J'ai vécu un an aux Etats-Unis lorsque j'avais 18 ans. La famille qui m'accueillait avait son fils dans une école privée et j'ai étudié dans cet établissement avec lui pendant cette période. Je dois dire que c'est la meilleure expérience que j'ai eue au cours de ma scolarité, tant pour la motivation à étudier que pour les relations entre les élèves et leurs professeurs.» Philippe Gerber a gardé des contacts avec sa famille d'accueil, à qui il rend visite chaque année. D'où l'envie que ses filles parlent anglais. A cela s'est ajouté un coup de cœur pour l'école internationale de Lausanne. «C'est comme une famille, le directeur connaît chaque enfant par son nom, les professeurs sont extrêmement attentifs aux enfants. Lorsque j'ai visité le campus, je m'y suis senti bien... comme lorsque j'étais aux Etats-Unis», raconte-t-il.

Quant au choix d'un cursus anglophone, il est assumé: «Le monde est de plus en plus petit; même les universités suisses sont de plus en plus anglophones. L'ISL prépare aussi les élèves à entrer dans les universités américaines, canadiennes ou australiennes: nous avons envie d'offrir à nos filles cette vision d'avenir plus large que l'horizon suisse. Mais c'est vrai que parallèlement, nous ferons en sorte que leur français soit à jour.»

L'anglais n'est d'ailleurs pas la seule raison de leur choix. Lle problème des horaires est aussi très important: «Si nos filles étaient à l'école publique, il faudrait que l'un de nous deux s'arrête de travailler! Vous n'avez que des mini-plages libres entre les allers et retours à l'école!»