Le groupe automobile italien Fiat va lancer 34 nouveaux modèles de 2010 à 2014, a indiqué son directeur général Sergio Marchionne au cours de la présentation du plan stratégique pour cette période.

Fiat a aussi indiqué qu’il tablait sur un bond du chiffre d’affaires et de la rentabilité des constructeurs de voitures de luxe Ferrari et Maserati, qu’il contrôle. Fiat table sur un chiffre d’affaires cumulé des deux marques de 3,9 milliards d’euros en 2014 contre un niveau de 2,2 milliards en 2009. La marge cumulée de Ferrari et de Maserati devrait passer de 11,5% en 2009 à un niveau compris entre 14,2 et 15% en 2014.

En ce qui concerne Ferrari, le directeur général de Fiat, Sergio Marchionne, a indiqué que le constructeur comptait «lancer un nouveau modèle chaque année». Ferrari continuera à «chercher de nouvelles opportunités sur les marchés émergents» mais conservera «l’impératif de maintenir l’exclusivité de la marque sur les marchés matures», a-t-il ajouté. L’amélioration de la rentabilité de la marque au cheval cabré viendra notamment du développement de la «personnalisation» des voitures pour les clients, a souligné Sergio Marchionne. En ce qui concerne Maserati, le directeur général de Fiat a indiqué que la gamme serait «repositionnée» avec une entrée dans le segment E, qui correspond à des véhicules plus petits que ceux actuellement développés par le constructeur (segments H et G).

Le groupe automobile italien prévoit une baisse de ses ventes de voitures et de véhicules utilitaires à 1,93 million d’unités en 2010, contre 2,151 millions en 2009, soit une baisse d’environ 11,5%, a indiqué mercredi son directeur général Sergio Marchionne. Ce repli s’explique par «l’élimination des primes à la casse», a-t-il dit. Les seules ventes de voitures devraient se replier d’environ 15% cette année en Europe. Le groupe souffrira en particulier en Italie où les ventes de voitures devraient reculer de 15 à 20%. Le marché brésilien devrait connaître en revanche une croissance de 4%.

«Spin-off»

Fiat va aussi séparer les activités automobiles du groupe des activités non-automobiles en procédant au «spin-off» de ces dernières, dont CNH et Iveco, au sein d’un nouveau groupe baptisé «Fiat Industrial», a annoncé Sergio Marchionne. «Il n’y a plus de raison de garder ensemble» ces activités, «en conséquence, notre projet est de séparer nos activités Iveco (camions et bus), CNH (engins agricoles et de construction) et les activités industrielles de FPT, des activités automobiles», a-t-il annoncé.

«Le groupe séparé sera baptisé Fiat Industrial» et sera coté à la Bourse de Milan, a-t-il ajouté. Cette opération sera finalisée six mois après son approbation par le conseil d’administration, a-t-il ajouté. Une séparation du groupe en deux était fortement attendue par le marché.

Chrysler, toujours aussi fragile

Le constructeur automobile américain Chrysler a perdu 4 milliards de dollars depuis sa sortie de faillite en juin 2009, dont 3,78 sur la seule année 2009, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. Après avoir essuyé une perte nette de 3,78 milliards entre le 10 juin et le 31 décembre 2009, Chrysler a essuyé une perte nette de 197 millions sur les trois premiers mois de l’année. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 9,687 milliards en hausse de 2,7% par rapport au quatrième trimestre.

C’est la première fois que Chrysler publie ses résultats depuis que Fiat a pris le contrôle opérationnel de l’américain après sa sortie du dépôt de bilan. Sur le premier trimestre, le groupe publie un résultat opérationnel de 143 millions. «Ce résultat opérationnel positif au premier trimestre montre à nos clients, vendeurs et fournisseurs que les objectifs que nous nous sommes fixés pour 2010 sont atteignables», s’est félicité Sergio Marchionne, le patron de Fiat et de Chrysler. Le groupe vise un résultat opérationnel «au moins à l’équilibre» en 2010. Chrysler est détenu à 20% par Fiat, qui devrait monter à 35% d’ici à deux ans avant de prendre éventuellement la majorité du capital à terme.