Le groupe a affiché une perte nette de 179 millions d’euros sur la période contre un bénéfice net de 646 millions un an plus tôt, a-t-il précisé dans un communiqué. Ce chiffre est largement plus mauvais que les prévisions des analystes qui tablaient sur une perte nette de 110 millions d’euros, selon un consensus établi par l’agence Dow Jones Newswires. En bourse, le titre Fiat a fortement baissé dans le courant de la journée.

Le résultat courant, indicateur clé de la gestion industrielle, a chuté de 72,5% au deuxième trimestre à 310 millions d’euros tandis que le chiffre d’affaires a reculé de 22,5% à 13,184 milliards.

Les livraisons de véhicules de la division automobile du groupe (marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo) ont reculé de 8,3% à 591.100 unités. Iveco (bus, camions) et CNH (engins de construction et machines agricoles) ont particulièrement souffert, enregistrant une chute de leur bénéfice courant de 92% et de 69% tandis que l’automobile, qui a bénéficié des primes à la casse adoptées notamment en Italie et en Allemagne, a subi une baisse de 36,9%.

Sous l’effet de la crise, le groupe était passé dans le rouge au premier trimestre, accusant une perte nette de 411 millions d’euros, pour la première fois depuis son retour début 2005 aux bénéfices après quatre ans de résultats négatifs. Sur l’ensemble du premier semestre, Fiat a donc accusé une perte nette de 590 millions d’euros.

Grâce à une «amélioration des conditions de marché» qui se fera sentir d’abord dans l’automobile puis à la fin de l’année dans les véhicules industriels, le groupe a confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’année. Il s’attend donc toujours à dégager un résultat courant «supérieur à un milliard d’euros» et un bénéfice net «supérieur à 100 millions d’euros».

La dette industrielle (qui exclut la dette financière), donnée très surveillée par le marché, a reculé à 5,7 milliards d’euros contre 6,6 milliards à la fin du premier trimestre. La liquidité a progressé à 6,4 milliards contre 5,1 milliards trois mois plus tôt.

Le groupe italien a finalisé en juin son alliance avec Chrysler et le patron de Fiat, Sergio Marchionne, est devenu le directeur général du constructeur américain. Fiat, qui entend toujours jouer un rôle de premier plan dans la reconfiguration du secteur, a en revanche échoué à reprendre le constructeur allemand en difficulté Opel.