Des experts renommés prévoient une baisse constante de la production d’or. Le «pic de l’or», le terme employé pour définir ce phénomène, permet d’anticiper une accélération des fusions et acquisitions. L’investisseur qui s’intéresse aux mines d’or devrait tenir compte de ce sous-segment puisqu’une acquisition s’effectue généralement avec une prime sur le cours de bourse. Mais, dans ce contexte, la sélection des meilleurs titres suppose des connaissances approfondies. L’alternative possible est offerte par un produit qui intègre les candidats à un rachat. Cette construction limite certes le potentiel de gain, mais réduit aussi le risque d’une mauvaise sélection. Le certificat tracker JFBYQ comprend 17 cibles potentielles et semble tout à fait adapté à la mise en oeuvre de l’idée que nous avons décrite.

A posteriori, il faut reconnaître que l’émission a été réalisée au mauvais moment. Après un sommet intermédiaire du cours de l’once d’or à la fin février le métal jaune a subi une longue phase de correction. Les actions minières en ont subi les conséquences. La baisse a particulièrement frappé les candidats aux rachats. L’évolution du cours du produit n’a donc guère été brillante. Le cours du certificat GMJCH de EFG Financial Services a été bien meilleur. Il se base sur l’indice Solactive Gold Mining Junior TR, basé sur www.structured-solutions.de/aktuelle-zusammensetzung.html?isin=DE000A1EYGW9. L’indice de référence créé par Structured Solutions est plus large et comprend 27 actions. Onze d’entre elles se retrouvent dans la sélection de JFBYQ.

Entre-temps le panier JFBYQ s’est réduit d’une unité puisqu’une société a été rachetée. La grande valeur Pan American Silver a saisi sa chance et profité d’un environnement favorable pour élargir ses capacités de production. L’acquisition a été financée partiellement en liquide et partiellement en actions.. La composante actions a été proportionnellement intégrée au panier de titres. Comme l’offre de rachat s’est produite avant l’émission, le panier n’a pas pu en profiter. Ce qui ne s’est pas encore produit est peut-être simplement remis à plus tard. Les grandes sociétés du secteur disposent d’abondants trésors de guerre qui n’attendent qu’à être investis. L’évaluation des mines est par ailleurs plus favorable qu’au début de la hausse de l’or en 2000 ou après la crise financière de 2008. Ce n’est donc, semble-t-il, qu’une question de temps avant que ces excès de liquidités soient utilisés pour une acquisition. Les deux certificats semblent donc bien placés pour s’apprécier dans une perspective à moyen ou long terme.

*Coopération payoff et Le Temps