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Malgré une politique budgétaire, monétaire, diplomatique et commerciale qui a déstabilisé les marchés financiers mondiaux, les Etats-Unis ont une nouvelle fois «dribblé» tous leurs adversaires.
© Spencer Platt/Getty Images/AFP

Au cœur des marchés

Et à la fin, ce sont les Etats-Unis qui gagnent…

CHRONIQUE. La phase d’expansion de l’économie américaine vient d’entrer dans sa dixième année. Elle pourrait devenir la plus longue période de croissance ininterrompue dans l’histoire du pays

Si, à l’heure d’écrire ces lignes, le vainqueur de la Coupe du monde de football n’était pas encore connu, sur le terrain économique et financier il y a eu en revanche moins de suspense quant au gagnant du premier semestre de 2018. En effet, malgré une politique budgétaire, monétaire, diplomatique et commerciale qui a déstabilisé les marchés financiers mondiaux, les Etats-Unis ont une nouvelle fois «dribblé» tous leurs adversaires.

Ils ne faisaient pourtant pas office de favoris à l’entame de 2018, en raison des craintes suscitées par une fin de cycle prochaine et par le niveau des valorisations des entreprises américaines; par conséquent, rares étaient les investisseurs qui privilégiaient les Etats-Unis au sein de leur portefeuille en début d’année.

Aujourd’hui, en revanche, alors que les indices S&P 500 et Russell 2000 semblent afficher les meilleures performances boursières de l’année, beaucoup s’interrogent quant à l’opportunité de revenir sur ces marchés mais craignent d’arriver à la fin de la «fête».

Il est vrai que la phase d’expansion de l’économie américaine vient d’entrer dans sa dixième année et qu’à ce rythme, d’ici douze mois, elle pourrait devenir la plus longue période de croissance économique ininterrompue dans l’histoire des Etats-Unis.

La récession n'est pas une fatalité

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, c’est bien connu, et plus cette phase d’expansion s’allonge, plus la probabilité d’une récession augmente. Cependant, les périodes d’expansion ne meurent pas non plus de leurs vieux jours et même les pessimistes reconnaîtront qu’il y a peu de signes avant-coureurs d’une récession. La croissance du PIB au deuxième trimestre 2018 devrait dépasser les 3% en rythme annualisé, les indicateurs conjoncturels avancés restent bien orientés, le taux de chômage est à son plus bas niveau depuis 1969 et la confiance des consommateurs reste élevée.

La récession n’est donc pas une fatalité et, bien que dix années d’expansion puissent sembler longues, ce n’est rien comparé aux vingt-sept années de croissance ininterrompue affichées par l’Australie depuis 1991…

Même s’il nous semble peu probable que les Etats-Unis égalent le record de l’Australie, nous estimons que le risque de récession demeure faible et nous continuons dès lors à privilégier les marchés d’actions américains. Leur valorisation est retombée à 16,3 fois les bénéfices attendus, après avoir atteint 18,5 fois fin janvier, la croissance bénéficiaire devrait s’élever à plus de 20% cette année et les indices américains nous exposent davantage à des thématiques porteuses, comme le secteur technologique ou la consommation domestique. Dans un contexte de politique monétaire plus restrictive et d’incertitudes sur le commerce mondial, il nous semble néanmoins aujourd’hui plus pertinent de privilégier une approche long/short plutôt que long only afin de tirer le meilleur parti de ces marchés.

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