Un de plus. La galerie des extrêmes droites européennes s’est dotée d’un nouveau portrait: celui de Vox. Quarante-quatre ans après la mort du régime franquiste, le parti, qui s’érige en «rempart de la dignité de l’Espagne», célèbre une entrée triomphale au parlement espagnol, la première par les urnes.

Vox n’a obtenu «que» 10,28% des voix, contre 28,68% pour les socialistes, grands gagnants de la journée électorale. Mais la formation dirigée par Santiago Abascal, sorte de Cid Campeador armé d’un Smith & Wesson, est déjà parvenue à dynamiter la droite espagnole, en la poussant dans ses retranchements les plus populistes.