Parce que l'été a été plus chaud que jamais mais aussi parce que les autorités ont commencé à rappeler les acteurs de la branche à leurs devoirs, la finance verte se trouve à un tournant de sa jeune histoire. Dans un dossier spécial, Le Temps vous livre des clés pour mieux comprendre pourquoi finance et enjeu climatique peinent tant à faire bon ménage

«Pour aborder le changement climatique, nous disposons déjà de solutions, a déclaré dans son propos inaugural Csaba Korösi, le président de la 77e Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière à New York. Mais il nous faut la volonté de les mettre en œuvre.» La finance verte, le bras armé de la finance dite «durable» pour les questions environnementales, se targue d’avoir les solutions et la volonté. Les solutions passent par des fonds de toutes les nuances de vert, du clair au foncé, c’est-à-dire conformes aux articles 8 et 9 du règlement européen (UE) 2019/2088 dit «Sustainable Finance Disclosure» (SFDR), qui attirent toujours plus d’investissements. Les grands banquiers et gérants d’actifs n’en finissent pas de réaffirmer leur volonté de mettre la finance verte au premier rang de leur priorité.