Etre ou ne pas être associé
En toile de fond: l’accession de son fils Alexis au collège des associés de Lombard Odier. Arrivé dans la banque en 2008 après avoir travaillé chez Firmenich, l’ancien de l’Ecole hôtelière de Lausanne n’avait pas obtenu début 2015 la garantie d’accéder au titre d’associé, porté par six générations de Lombard avant lui. A 40 ans, il décidait donc de quitter en février dernier le groupe genevois, où il était responsable des marchés émergents pour la division de banque privée.
Agé de 68 ans, Thierry Lombard excluait d’assumer des responsabilités opérationnelles au sein de Landolt & Cie. Elles seront exercées par son fils et par le cousin de celui-ci, Frédéric Binder, qui travaillait lui aussi au sein de Lombard Odier jusqu’en début d’année. Leur arrivée au comité de direction de l’établissement lausannois a été officialisée en début de semaine dans le Registre du commerce du canton de Vaud.
Les contours de ce nouveau «projet familial et entrepreneurial» n’ont pas été dévoilés, si ce n’est qu’il vise à poursuivre le développement de l’établissement de gestion privée fondé en 1780, présidé par Pierre Landolt, l’arrière-petit-fils du fondateur du groupe pharmaceutique Sandoz, devenu Novartis. La banque Landolt ne publie pas de chiffres sur son activité.