La passivité de Facebook face au contenu litigieux ou haineux continue de susciter des vagues. Après des critiques émanant de la part des employés, c’est au tour d’un collectif de scientifiques de se dresser contre la stratégie de Mark Zuckerberg. Ce week-end, 143 personnalités d’institutions prestigieuses, financées par la Chan-Zuckerberg Initiative, ont exigé que le réseau social ne soit plus passif face aux propos, notamment, de Donald Trump.

Depuis une dizaine de jours, des collaborateurs du réseau social critiquent publiquement – une rareté dans l’histoire de l’entreprise – la décision de Mark Zuckerberg de ne pas modérer des messages du président américain. L’un d’eux affirmait que les pillages, survenus après le décès de George Floyd, allaient susciter des tirs de la part des forces de l’ordre. Dans leur lettre, les scientifiques se disent «déconcertés» par la stratégie de Facebook. Car le réseau social estime, dans ses conditions générales, que la diffusion de nouvelles dont l’exactitude n’a pas été vérifiée peut résulter en «de la confusion et de la méfiance envers les experts».