Les conventions collectives de travail (CCT) devraient garantir des droits nettement supérieurs aux conditions du marché et au maigre droit public du travail helvétique. Or la plupart sont dénuées d’avantages substantiels. Coquilles presque vides, elles servent avant tout les organisations qui les signent.

En effet, la quasi-totalité de ces CCT prévoient des contributions professionnelles, c’est-à-dire des montants (jusqu’à 1% du salaire) prélevés automatiquement aux travailleurs «au bénéfice» de l’accord, et alimentant un fonds paritaire officiellement destiné à couvrir les frais d’exécution de celui-ci (commissions paritaires, contrôles, formation continue). Lorsque ces accords sont étendus par le Conseil fédéral, ces prélèvements deviennent obligatoires pour tous les travailleurs de la branche.