L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a été "fortement sollicitée quant à la surveillance des comportements commerciaux". Son directeur Mark Branson appelle à prendre au sérieux les cyberrisques, à l'heure des changements numériques.

Le gendarme financier helvétique a été actif sur plusieurs fronts: il a pu mettre en lumière divers cas graves de manipulation du marché et d'opérations d'initiés, se voyant également confronté à plusieurs cas d'«enforcement» (procédure d'application de la loi) dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d'argent, selon un communiqué diffusé mardi.

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De rares fautes qui entachent une réputation

Le gendarme des marchés a souligné que «la grande majorité des établissements financiers se comportent et fonctionnent correctement». Mais les manquements de quelques rares établissements compromettent la réputation de la place financière helvétique.

La FINMA a en outre lancé plusieurs projets dans les secteurs de la réglementation des activités d'audit. Ils doivent permettre de renforcer encore davantage la proportionnalité des mesures de réglementation et d'audit. «Dans ce domaine, l'accent a été placé sur une série d'allégements réglementaires pour les plus petits établissements financiers présentant moins de risques», précise l'institution.

Des coûts stables

Cité dans le communiqué, le président du conseil d'administration de la FINMA Thomas Bauer a par ailleurs souligné le rôle capital que revêt l'indépendance institutionnelle de l'autorité de surveillance financière. Cette indépendance «apporte des bénéfices indéniables à la place financière et ses clients», a-t-il dit. La FINMA elle-même est soumise à des mécanismes de contrôle à différents niveaux.

Le directeur du gendarme financier Mark Branson s'est pour sa part arrêté sur les changements numériques. Selon lui, les nouveaux modèles commerciaux, notamment ceux qui concernent les cryptomonnaies, comportent à la fois des opportunités et des risques pour les clients et les établissements financiers.

Les cyberattaques, «principal risque»

Le Britannique a estimé que «les cyberattaques sont devenues le principal risque opérationnel pour le système financier». Il a plaidé en faveur d'une intensification des échanges interdisciplinaires concernant les cyberrisques, tant au sein du secteur public qu'avec d’autres acteurs de la branche.

Au niveau des comptes, la FINMA a eu en 2017 des charges à hauteur de 121 millions de francs, une somme comparable à l'exercice précédent. Les effectifs sont dans l'ensemble stables depuis 2013.

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