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Finma: les défis de la réglementation mondiale

Anne Héritier Lachat, présidente de la Finma, a décrit les défis de la réglementation internationale lors d’une conférence mardi à Genève

Défis de la réglementation mondiale pour la Finma

Régulateur Anne Héritier Lachat à Genève

L’évolution de la réglementation internationale de la finance ne laisse pas la Finma désœuvrée. Lors d’une conférence mardi organisée par le Centre international d’études monétaires et bancaires à l’IHEID à Genève, la présidente du gendarme suisse de la finance, Anne Héritier Lachat, a expliqué les défis pour la Suisse des développements internationaux.

Ces derniers se manifestent par trois canaux. Les examens de certaines institutions internationales, par exemple. En ce moment, le FMI effectue son programme d’évaluation du secteur financier dont les résultats seront publiés en mai. Echouer «pose un risque réputationnel» pour la place financière. Autre «vecteur d’influence» de la réglementation, la nécessité d’avoir des équivalences pour obtenir un accès au marché. Là, la Suisse doit affronter les «tendances protectionnistes» de certains pays ou régions. Enfin, la responsable a cité les normes ayant une portée extraterritoriale et auxquelles il faut se conformer, comme la loi américaine Fatca.

Anne Héritier Lachat a insisté sur l’importance d’avoir des lois suisses qui soient considérées comme équivalentes mais qui ne soient pas un «simple copier-coller des standards internationaux». Elle a souligné qu’il faut réglementer dans les cas où il existe des lacunes mais pas au-delà. Et si la Suisse est plus stricte sur certains aspects et impose un «Swiss finish» – les banques systémiques –, elle l’est moins pour d’autres, qui bénéficient d’un «Swiss discount», comme les prescriptions pour les produits financiers.

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