«Nous avons pris nos décisions de manière indépendante, appropriée et en temps utile dès l’éclatement de la crise. Même rétrospectivement et à la lumière d’un examen autocritique, nous pouvons dire que la Finma agirait, c’est-à-dire déciderait à nouveau de la même façon aujourd’hui», indique ce mardi l’organe de surveillance, qui a fait l’objet de nombreuses critiques depuis son entrée en fonction en janvier.

Au passage, la Finma justifie encore une fois la transmission des noms par UBS aux autorités américaines, pour laquelle elle a donné son feu vert le 18 février.

Et elle réfute la trop grande proximité avec UBS qu’on a reproché à son président, Eugen Haltiner, ex-cadre de la grande banque. Une telle proximité avec le secteur financier est incontournable, selon elle. «D’éventuels conflits d’intérêts sont résolus en vertu de la loi et des règlements», indique-t-elle.

Mais elle avoue n’avoir «pas su reconnaître» la crise financière à temps. Tout en ajoutant qu’il subsiste un doute quant à savoir «si les autorités auraient eu la capacité et les instruments requis, sans parler du soutien politique nécessaire pour inverser à temps le mouvement».

La Finma emploie actuellement 285 personnes en équivalents à plein-temps. Plus de 50 emplois sont vacants.