Classements

Fintech: la Suisse devance finalement Londres

L’institut IFZ à Zoug place la fintech suisse au cinquième rang mondial et Londres au septième. Singapour arrive en tête devant les Pays-Bas, selon cette étude. Par ailleurs, la start-up Anivo accueille deux nouveaux actionnaires

La scène fintech suisse est plus forte qu’on ne le suppose. Telle est l’opinion défendue par Andreas Dietrich, professeur à l’institut IFZ à Zoug sur son blog et reprise par le site Finews lundi. Ce dernier place la fintech suisse devant celle de Londres. Ce jugement ne manque pas de surprendre, quand la plupart des participants aux manifestations fintech ont évoqué un retard de Zurich et de Genève et proposent diverses solutions pour y remédier. La place britannique regorge en effet de projets fintech, tant de la part de start-up que de grandes banques et profite d’un soutien très actif des autorités.
Andreas Dietrich estime pourtant qu’en matière de fintech Singapour arrive en tête, devant Amsterdam, New York, San Francisco, la Suisse, Stockholm, Londres et Hongkong.

Le fruit de 21 études

La première explication de ce bon classement helvétique tient au rassemblement de Zurich, Zoug et Genève au sein de la fintech suisse. Mais Andreas Dietrich ajoute d’autres facteurs. En l’occurrence, son évaluation intègre les résultats de 21 études qui emploient au total 68 indicateurs politiques, juridiques, économiques et technologiques de 17 centres fintech.

Les conditions-cadres de 18 régions sont analysées. En Europe, Amsterdam est premier, devant la Suisse, Stockholm, Londres, Oslo, Berlin, Dublin, Paris et Moscou.

Six fois dans le Top 8

La Suisse appartient au Top 8 sur six critères principaux. La fintech suisse atteint même le deuxième rang pour ses conditions-cadres politiques.

L’auteur a ensuite donné le même poids à chacun des 68 indicateurs sans toutefois provoquer de changement au sein des cinq premiers. L’auteur précise toutefois que les résultats peuvent être matière à discussion dans la mesure où il n’existe pas de définition universelle de la fintech.

L’étude pointe un retard de l’«écosystème fintech suisse» dans sa capacité d’innovation. L’IFZ promet de mettre l'accent sur ce défi lors de la présentation de sa prochaine étude annuelle, en mars 2017.

Au printemps dernier, l’IFZ a publié un vaste rapport sur l’état de la fintech suisse (IFZ Fintech Study 2016). Selon ses indications, il existe 162 entreprises fintech en Suisse à la fin 2015, contre 24 cinq ans plus tôt.

Deux nouveaux investisseurs pour Anivo

En matière d’assurance, soit d’«insurtech», Anivo annonce en outre avoir trouvé deux nouveaux investisseurs, venus un d’Allemagne et l’autre des Pays-Bas, selon un communiqué. La start-up zougoise créée en 2015 est un courtier d’assurance employant neuf collaborateurs. Elle compare et conseille les assurés privés sur sa plateforme internet. «Nous proposons l'accès à environ 80% des prestataires du marché de l’assurance maladie», indique au «Temps» Eric Bojer, cofondateur et directeur. Les groupes connectés à Anivo sont Helsana, Sanitas, CSS, Bâloise, Atupri, Sanitas, Swica, Smile et Sanagate.

La start-up a par ailleurs obtenu le droit de conseiller les 35 000 employés des CFF ainsi que ceux d’UPC (ex-UPC Cablecom).

Eric Bojer annonce aussi l’arrivée de Luc Albert à son conseil d’administration. Ce dernier, Suisse et Hollandais, est un spécialiste de la réassurance ayant travaillé 22 ans chez Swiss Re et détient de nombreux mandats auprès de start-up.


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