Il n’y a pas si longtemps, la concurrence fiscale n’était pas forcément vue de manière négative et les économistes de l’OCDE considéraient que l’impôt sur le bénéfice était, de tous, le plus négatif pour la croissance.

Des pays sans ressources naturelles et sans grand marché intérieur, mais désireux de se développer, misaient sur des taux d’imposition avantageux pour attirer des entreprises, des investissements et des emplois. Ce développement était d’ailleurs encouragé, et bon pour les économies partenaires. En Suisse, la concurrence fiscale entre les cantons, corrigée par la péréquation financière, permet de juguler l’appétit du fisc. Ce n’est donc pas la loi de la jungle, mais plutôt une saine émulation. En outre, l’effondrement des recettes fiscales des cantons, annoncé depuis des lustres par certains qui dénoncent une ruineuse course vers le bas, ne s’est jamais réalisé.