Blockchain

Fiscalité, lois: le gouvernement au secours de la Crypto Valley 

Des start-up qui hésitaient à quitter la Suisse sont maintenant décidées à y rester et y investir. Aucun autre gouvernement au monde n’est aussi audacieux à l’égard de la blockchain, selon la «reine du bitcoin». Ueli Maurer est très actif sur ce dossier

Plusieurs start-up ont disparu dans le sillage de la chute des prix des cryptomonnaies. Mais «les survivants sont plus solides», estime Olga Feldmeier, directrice et fondatrice de Smart Valor, une société spécialisée dans la «tokenisation», soit la titrisation d’actifs grâce à des jetons numériques. L’été dernier, la société de celle que l’on qualifie souvent de «reine du bitcoin» explorait d’autres juridictions, au moment où la Suisse était frappée par la réticence des banques suisses à accepter de travailler avec des sociétés actives dans le domaine de la blockchain. «Beaucoup de choses ont changé en un an. Nous avons pu avoir un compte en banque, avec un petit établissement privé», avoue-t-elle. Il n’y a pas de doute. Smart Valor conservera son siège social à Zoug, assure sa fondatrice.

Trois facteurs positifs

«La Crypto Valley profite de trois facteurs positifs depuis quelques mois», affirme Heinz Tännler (UDC), directeur des Finances du canton de Zoug. Le conseiller d’Etat préside aussi la Swiss Blockchain Federation (SBF) qui a pour but de garantir des conditions-cadres attractives à la communauté blockchain suisse, y compris aux 629 sociétés et 3300 employés de la scène crypto. Premièrement, la Confédération a rapidement réagi aux besoins et présenté les fondements d’un système juridique pour la blockchain. Le processus a été rapide dans un contexte politique suisse généralement lent.