Financement

La FIT a octroyé 150 prêts en vingt ans

La Fondation pour l'innovation technologique (FIT) a permis de créer 850 emplois

La Fondation pour l’innovation technologique (FIT) fête ses vingt ans d’existence. Cet organisme, issu d’un partenariat public-privé, a octroyé depuis sa création des prêts ou des bourses pour un total de 21 millions de francs et a participé au lancement de 127 start-up en Suisse romande. «En vingt ans, 850 emplois ont ainsi été créés», a noté, lundi à Lausanne, Julien Guex, secrétaire général de la FIT. «Actuellement, 100 entreprises sont toujours en activité, ce qui représente 79% de taux de survie», a précisé Adrienne Corboud Fumagalli, présidente de la FIT. En ce qui concerne les recettes, 5,95 millions de francs ont été remboursés.

«Aide pour trouver des clients»

Depuis 1995, cette fondation de soutien à l’innovation a accordé 150 prêts. Des sociétés comme Abionic ou Netguardian en ont bénéficié. «Le prêt octroyé par la FIT nous a offert une puissance de négociation pour les levées de fonds qui ont suivi», a noté Nicolas Durand, fondateur d’Abionic, une start-up de seize collaborateurs qui commercialise des systèmes permettant d’effectuer des tests rapides d’allergie. «Cette aide nous a poussés à trouver des clients afin de rembourser notre prêt», a témoigné pour sa part, Raphaël Maillot, co-fondateur de Netguardians, une entreprise de 30 personnes à Yverdon-les-Bains qui développe des logiciels spécialisés dans la fintech.

L’écosystème romand a fondamentalement changé en vingt ans. Le canton de Vaud pointe actuellement au premier rang en matière de levées de fonds pour les start-up, avec plus de 200 millions de francs récoltés en 2014. Il y a vingt ans, ce canton cherchait à endiguer la désindustrialisation de la région et à contrer une forte poussée du chômage.

Durant ses cinq premières années d’existence, la FIT octroyait deux à trois prêts par année à des chercheurs. À partir de 2006, elle a commencé à prêter uniquement à des sociétés déjà créées. Désormais, il existe trois types de prêts: le FIT Grant, sous forme de bourse de 100 000 francs qui finance le salaire d’un chercheur. A cet effet, des partenariats ont été conclus avec l’EPFL, l’Université de Lausanne et la Haute école de gestion du canton de Vaud. Des discussions sont en cours avec l’École hôtelière de Lausanne.

Chaque année, 10 à 15 prêts de 100 000 francs

Parallèlement, la fondation octroie chaque année 10 à 15 prêts de 100 000 francs, sans intérêt et avec garantie personnelle. Cette aide est destinée à des entreprises de moins d’une année d’existence. Enfin, entre quatre à cinq prêts annuels de 300 000 et 500 000 francs avec intérêt et sans garantie personnelle sont destinés à des entreprises en phase de développement commercial et en recherche d’investisseurs privés. «Pour 2015, 7 contrats de ce type seront conclus», a précisé Julien Guex.

Publicité