Les prix mondiaux alimentaires n’ont pas été aussi hauts depuis dix ans. L’annonce, début novembre, par l’Organisation mondiale pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) que son indice mensuel de mesure des prix alimentaires avait atteint son niveau le plus élevé depuis juillet 2011 a fait l’effet d’une bombe. En douze mois, cet indicateur, qui agrège les prix sur les marchés internationaux de plusieurs denrées de base (céréales, sucre, viande, produits laitiers…), a grimpé de plus de 30%. De quoi faire craindre une crise économique et alimentaire prolongée, alors que le monde n’en a toujours pas fini avec la pandémie de Covid-19 et que plusieurs pays remettent en place des mesures de restriction.