Fintech

Flynt Bank change de stratégie et de dirigeants

La première fintech suisse à avoir obtenu une licence bancaire se sépare de son produit phare sous l’impulsion de son fondateur, Jan Schoch

La première fintech suisse à avoir obtenu une licence bancaire, Flynt Bank, cède son produit phare à un groupe d’entrepreneurs suisses qui sont déjà ses clients, a annoncé mercredi l’établissement zougois, fondé en 2014 par le créateur de Leonteq, Jan Schoch. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, si ce n’est qu’il constituera «une injection financière considérable en fin d’année».

Quatre membres du conseil d’administration, dont le président, Peter Forstmoser (ex-président de Swiss Re), ont démissionné. Le directeur général, Stijn Vander Straeten, quittera son poste fin janvier 2018, après 9 mois aux commandes. La nouvelle présidente est Jasmin Schmuki, qui dirige le family office de Jan Schoch.

La banque n'est pas vendue

Ce dernier, qui reste le principal actionnaire de la banque, «a pu se concentrer totalement sur Flynt ces dernières semaines et mener un examen stratégique» de la société, explique le directeur, Stijn Vander Straeten. En octobre, Jan Schoch s’était retiré de Leonteq et avait vendu ses parts pour une soixantaine de millions de francs. Il avait créé il y a une dizaine d’années cette société spécialisée dans les produits dérivés, dont le principal actionnaire est désormais Raiffeisen.

Flynt Bank elle-même n’est pas vendue et est suffisamment capitalisée jusqu’à la fin de 2017, précise encore Stijn Vander Straeten. L’établissement possède d’autres produits «basés sur d’autres solutions» et qui seront dévoilés «en temps utile».

Lire aussi: Flynt Bank veut lancer de nouveaux services bancaires

«Worth Ecosystem»

Dénommé «Worth Ecosystem», le logiciel vendu par Flynt Bank permet de centraliser l’accès à tous les actifs d’un client fortuné, des plus liquides (comptes bancaires) aux plus illiquides (collections d’art), avec une valorisation en temps réel. Ce système, que Le Temps avait testé en août dernier, s’adresse aux fortunes de 20 à 30 millions de francs, pour un service facturé en moyenne entre 30 000 et 60 000 francs par an. Flynt voulait alors lancer de nouveaux services bancaires et affirmait compter quatre clients pour 43 employés. La création de la fintech zougoise avait nécessité un investissement d’une trentaine de millions de francs.

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