Le FMI a levé mercredi la «déclaration de censure» qu’il avait engagée contre l’Argentine il y a trois ans parce que ses statistiques économiques n’étaient pas fiables.

Dans un communiqué mercredi, le Fonds monétaire international a estimé, après considération du conseil d’administration de l’institution, que l’Argentine «fournit désormais des informations sur son indice des prix et son Produit intérieur brut (PIB) qui sont en cohérence avec ses obligations envers les règles du Fonds».

«La décision du FMI de retirer la déclaration de censure témoigne des efforts extraordinaires faits par le nouveau gouvernement argentin pour renforcer l’agence nationale des statistiques et pour produire des données fiables», a ajouté la directrice générale, Christine Lagarde.

La promesse du nouveau président Mauricio Macri

Le FMI avait engagé en 2013 une «déclaration de censure» contre l’Argentine, accusant le pays de truquer ses chiffres de croissance et d’inflation. Cet épisode avait envenimé des relations déjà tendues avec le FMI, souvent accusé par Buenos Aires d’avoir précipité la faillite du pays en 2001.

Les relations se sont toutefois réchauffées depuis décembre dernier et l’arrivée au pouvoir du président de centre droit, Mauricio Macri, qui avait promis de publier des données économiques «crédibles».

Lire aussi: L’espoir renaît en Argentine

Si Buenos Aires avait continué à truquer ses statistiques, le pays aurait pu être soumis à des sanctions lui interdisant l’accès à tout près de l’institution internationale, voire lui infligeant une exclusion de l’organisation.