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Et si les fonds du deuxième pilier échappaient à Axa?

La clientèle n'est plus captive des assurances.

En acquérant la Winterthur, Axa pensait mettre la main sur un portefeuille pesant plus de 150 milliards de francs. Mais, au sein de ce pactole, près de 19 milliards sont plus particulièrement vulnérables. Explication.

Jusqu'en 2004, les fondations collectives de prévoyance étaient dirigées par les banques et les assurances qui les ont créées. L'année passée, le pouvoir a changé de main. Elles sont aujourd'hui toutes dirigées par un conseil indépendant qui choisit librement son gérant. Il représente les assurés et les entreprises pour lesquels il travaille.

A la Winterthur, quatre fondations sont, au total, responsables de plus de 16 milliards de francs. Leur conseil pourrait très bien décider de quitter la Winterthur et tenter d'obtenir de meilleures conditions chez un concurrent. «Nous nous réunissons mardi prochain, mais cette question n'est pas à l'ordre du jour», confie un membre d'un conseil de fondation. C'est compréhensible, ces ordres du jour sont préparés par des employés de l'assureur, qui assistent aux séances des conseils.

«En général, les contrats entre la fondation et son gérant sont dénonçables pour la fin de l'année, avec un délai de six mois», précise un expert de la prévoyance.

Un autre segment d'affaires est également vulnérable, celui de la fondation de placement; elle concerne les plus grandes entreprises. Là, les sommes en jeu sont plus petites: 2,2 milliards.

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