Julius Baer a vu ses fonds sous gestion atteindre un niveau record de 327 milliards de francs après dix mois. Malgré l’impact du franc fort, le gestionnaire de fortune zurichois a pu enregistrer une croissance de 27 milliards ou de 9% depuis fin 2015.

Le développement des fonds sous gestion depuis le début d’année provient de l’afflux continu d’argent frais et de la consolidation de nouvelles activités, a indiqué jeudi l’établissement bancaire. L’apport en termes de fonds du gestionnaire de fortune italien Kairos, qui est consolidé depuis le 1er avril dans les comptes, est de 9 milliards de francs.

Après l’acquisition de Commerzbank International Luxembourg

Julius Baer a également finalisé le 4 juillet l’acquisition de Commerzbank International Luxembourg avec des fonds sous gestion de près de 3 milliards. Ces facteurs positifs ont contrebalancé les influences monétaires négatives, en particulier le renforcement du franc, contre la livre et le dollar.

L’apport d’argent frais net s’est élevé pour les dix premiers mois à près de 4% sur une base annualisée. A l’exception de l’Amérique latine, toutes les régions ont contribué à la croissance.

Le ratio coûts/revenus s’est établi juste en dessous de 68%. La gestion des coûts «équilibrée» devrait permettre à ce chiffre de se situer entre 68% et 69% sur l’année, précise la banque.

Des volumes de négoce en baisse

La marge brute a souffert de volumes de négoce en baisse depuis la fin du mois de juin et s’est établie à 91 points de base, alors qu’elle était juste en dessous de 95 points de base sur la première moitié d’année.

Pour 2017, Julius Baer s’attend à un afflux d’argent nouveau en hausse de 4% à 6% grâce à l’embauche de nouveaux conseillers à la clientèle.

Au premier semestre, l’établissement avait dégagé un bénéfice net en hausse de 4,7% à 402 millions de francs. Ce dernier a même presque quadruplé en tenant compte de la provision constituée lors des six premiers mois de 2015 pour régler le conflit fiscal aux Etats-Unis.

A lire, en novembre 2015: Les chiffres à dix mois de Julius Baer ne rassurent pas