Elle est là, prête à l’emploi. Quelque part dans un lieu tenu secret du sous-sol des HUG, entre une pile de cartons et un autre congélateur moins puissant. Elle est gris clair et doit bien faire deux mètres de haut. L’enceinte climatique ressemble furieusement à un gros frigidaire ordinaire. Sur son flanc, un boîtier est prêt à sonner l’alarme et à envoyer un message aux personnes concernées si la température à l’intérieur devait trop s’écarter des -70° requis pour conserver le vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19. Des capteurs veillent à ce que le froid soit homogène et la machine est branchée sur une prise spéciale: en cas de panne électrique, des générateurs de l’hôpital prendraient le relais.

Ses cinq tiroirs peuvent contenir 570 litres. Deux d’entre eux accueillent des vaccins contre Ebola et des médicaments oncologiques. Les trois autres sont vides, comme s’ils attendaient les premiers sérums du covid. Face à la pandémie, les HUG ont acheté une seconde enceinte, de puissance similaire, et un autre appareil à -20°, pour la solution de Moderna. Pour le reste, les chambres froides de l’établissement feront l’affaire.