Le fonds souverain norvégien, premier actionnaire de Credit Suisse avant celui du Qatar, a accru ses parts dans le capital de la deuxième banque helvétique. Vendredi, le fonds géré par la Norges Bank détenait ainsi 5,03% des actions de l'établissement helvétique, contre un peu moins de 5% auparavant, a indiqué l'agence Bloomberg sur son site. Le fonds souverain, qui détient des avoirs à hauteur de 790 milliards de dollars, aurait profité de la chute récente du titre - soit près de 40% depuis le début de l'année, pour renforcer ses parts dans la banque helvétique.

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En janvier, un représentant de la Norges Bank avait réfuté les accusations adressées aux fonds souverains de liquider des actifs en pleine tempête boursière, contribuant ainsi à accélérer la baisse. «Rien n'indique que nous aurions besoin de vendre des actifs actuellement», avait déclaré le 21 janvier Egil Matsen à l'agence Bloomberg. 

Prime à l'embauche controversée pour Tidjane Thiam

Dimanche, la presse alémanique est revenu sur les turbulences qui affectent la deuxième banque helvétique. Selon la SonntagsZeitung, Tidjane Thiam, son directeur depuis juillet, aurait reçu un «golden hello», ou poignée de main dorée, lorsqu'il a quitté l'assureur britannique Prudential. Si le versement de telles primes d'embauche a en principe été interdit suite à l'adoption de l'initiative Minder, Credit Suisse aurait mis à profit une faille qui reste permise par loi. L'ordonnance de mise en oeuvre de l'initiative dite «Contre les rémunérations abusives» autorise en effet encore de tels paiements effectués en avances, s'ils servent à remplacer les pertes subies par les cadres en quittant leur employeur précédent. Les détails concernant les rémunérations de Credit Suisse seront publiés le 24 mars dans son rapport annuel. 

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