Développement

Les formes d’investissement durable se déclinent à l’envie

La Suisse veut maintenir son leadership mondial dans le secteur. Trois acteurs genevois détaillent leur approche

L’investissement durable se décline à l’envi

Gestion La Suisse veut maintenir son leadership mondial dans le secteur

Trois acteurs genevois détaillent leur approche

La finance durable fait beaucoup parler d’elle. Surtout à Genève. Sur le plan mondial, la Suisse a une longueur d’avance dans le domaine. Et elle fait tout pour maintenir son leadership. La création récente de l’association Swiss Sustainable Finance en témoigne. Elle fait écho à Sustainable Finance Geneva, qui organise déjà depuis cinq ans des conférences sur ce thème dans les différentes places financières européennes. «Même si la finance durable ne représente que 4% des actifs sous gestion en Suisse, l’intérêt affiché par les investisseurs est énorme», assure Dominique Habegger, directeur adjoint chez Pury Pictet Turrettini.

Le concept de durabilité se décline toutefois un peu à toutes les sauces. Certains investissements se déclarent durables dès qu’ils s’interdisent certains secteurs comme l’armement, le tabac ou les OGM.

Les puristes tentent de placer la barre plus haut. Ils parlent d’investissement socialement responsable (SRI). Ils font alors référence aux préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) d’une entreprise. Celles-ci englobent aussi bien la gestion des déchets ou les conditions de travail que le choix de fournisseurs respectueux des normes de sécurité. Mais il n’existe pas d’autorité indépendante qui contrôle la durabilité annoncée des investissements.

Les manières d’investir sont également multiples. La finance durable a longtemps été cantonnée à la microfinance. Aujourd’hui, de nouveaux canaux amènent du capital vers toutes sortes de projets éthiques. Ils sont le fruit de la créativité et du savoir-faire de chaque structure d’investissement. Mais toute la finance durable poursuit le même objectif: générer un rendement performant. Pas de philanthropie donc. Mais pas non plus de spéculation. «Ce type d’investissement permet de diversifier le portefeuille vers des profits plus stables et un risque décorrélé», note François Buclez, associé chez Cube Capital, hedge fund londonien.

Trois sociétés genevoises détaillent leur approche et montrent à quel point ce domaine est protéiforme.

Il n’existe pas d’autorité qui contrôle la durabilité annoncée des investissements

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